Après le parapente, l’ULM et le saut en parachute …. j’ai testé pour vous le paramoteur !  Je ne parle pas d’un vol en tandem de découverte, non je parle d’un stage de plusieurs jours pour voler seul en paramoteur. OK,  je l’avoue je ne pars pas de nul part non plus, je pratique déjà le parapente depuis plusieurs années.  Le paramoteur ne me branchait pas plus que ça au départ, mais Monsieur M à tellement insisté que je me suis laissée convaincre.

Nous sommes donc partis dans le petit village de Saint Pée sur Nivelle, un sud de Bayonne, pour un stage intensif de paramoteur.  Et bien je peux vous dire que ce n’était pas une partie de plaisir ! Pour ma défense, les conditions n’étaient pas au RDV… une chaleur épouvantable, pas un pouce de vent au sol (alors pour gonfler sa voile… accroches toi), par contre du vent en rafale qui part dans tous les sens une fois en l’air à cause des fortes chaleurs et pour couronner le tout… plus de 25 kilo sur le dos.

Oui dit comme ça, ça ne fait pas rêver.

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J’en ai bavé pendant 2 jours à essayer de gonfler ma voile sans vent, j’ai pesté, je me suis énervé, j’ai pris de coups de soleil.. (d’ailleurs on peut voir sur les photos que je nai pas vraiment le sourire) mais au bout du 3eme jour le moment de sortir le moteur est enfin arrivé.  Après un cours rapide sur le fonctionnement du moteur c’est l’heure de se lancer pour le grand vol (enfin le tour de piste quoi)

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Je me met en position, je concentre tous mes petits neurones pour me rappeler de bien tout faire au bon moment, je me penche en arrière, je met un peu les gazes pour gonfler la voile je monte les mains, je lève la voile, je cours je cours, j’augmente les gazes. .. et la je décolle  (je tiens à dire qu’il y a eu 3 voir 4 essais avant de réussir tout ça)

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Youhouuuuu sensations de folies, je retrouve mes réflexes de parapente malgré le moteur dans le dos, je vois la mer au loin, c’est vraiment magique cette sensation de voler, j’aime toujours autant ça !

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Tout va bien, je profite de mon vol en admirant le paysage, le visage au vent et le sourire aux lèvres,… sauf que je trouve que tout est un peu trop silencieux.. ah oui, ma radio ne fonctionne pas! L’instructeur en bas me fait des signes.. bah oui la radio ne marche pas merci je m’en suis rendu compte, agiter les bras ne va rien changer au problème. Heureusement que je fais du parapente, sinon bonjour l’angoisse !  Se retrouver à plusieurs mètres du sol accroché à une voile avec une hélice dans le dos sans savoir quoi faire, je n’ose même pas imaginer! Je garde mon calme je fais mon approche en U pour atterrir sauf qu’avec le moteur j’arrive vite… très vite, beaucoup plus vite qu’en parapente. Je commence à paniquer un peu.. Je fais quoi?  J’éteins le moteur ? Je le laisse allumer ? Ah mince le sol est à 20 mètres là… décision. …

 

Mes petits neurones s’emmêlent.. Je laisse le moteur en marche,  sauf que je perds mon axe, je ne suis plus du tout au dessus de l’attéro. J’ai alors le choix entre A) la route en gravillons, B) les barbelés ou C) un champ en pente… j’opte pour C) et je me ramasse (car non il n’y a pas d’autre terme), je glisse sur plusieurs mètres, le moteur de 25 kilos me tombent sur la hanche. Aie j’ai mal. Je relève la tête tant bien que mal, emmêlée dans mon casque et mes suspentes pour voir apparaitre la bouille de M en haut du champ… il a l’air quand même un peu inquiet. (bah ouais chéri c’est toi qui ma entrainée dans cette galère).

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Je remballe le matériel pour la journée, j’ai eu ma dose. Je fait quand même quelques essaies le lendemain, j’arrive a faire un deuxième petit vol (sans atterrissage catastrophe cette fois ^^)et puis plus rien… impossible de redécoller. Idem le surlendemain,, rien de rien, c’est comme si j’avais tout oublié, alors je fou ma voile en boule et je boude. Marre du paramoteur, viens M on arrête tout et on part a Getary manger des tapas et boire des mojito! En plus j’ai des bleus partout!

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vol paramoteur