Nous y sommes. Cap Agulhas. Cet endroit qui à nourrit bons nombres de mes rêves et une multitude de scénarios mentaux. le bout de l’Afrique. La fin de ce continent. La pointe extrême de l’Afrique Australe, frontière naturelle entre deux océans. Et j’y suis. Le temps est splendide, un vent froid nous rosie les joues et  le ciel est d’un bleu intense.  C’est désertique et rocailleux. Le phare rouge du Cap agulhas dénote dans toute cette palette de bleus et de rocailles. Plantée sur cette frontière imaginaire, je jette un regard à gauche, puis à droite. Nous sommes arrivées au bout du voyage. Mais ce n’est pas tant le lieux qui me marquera, mais plutôt tout le trajet parcouru pour arriver ici.

Après la photo souvenir que nous ne pouvions pas ne pas faire, nous mettons le cap vers Kassiesbaai (connu aussi sous le nom de Arniston), un petit village de pêcheurs suspendu entre deux océans et qui semble être également suspendu dans le temps.


« La pointe extrême de l’Afrique Australe, frontière naturelle entre deux océans. »


Ici tout est paisible et les bateaux colorés se détachent sur ce ciel éclatant. C’est apparemment l’un des derniers village de pécheurs encore intact d’Afrique du Sud.

Nous marchons le long de la jetée pour arriver sur une petite plage  a l’eau cristalline. On cherche les raies qui viennent au bord de l’eau picorer les pieds de ceux qui bravent l’eau froide. Mais aujourd’hui malheureusement elles ne sont pas la.

Des pécheurs partent en mer ou remonte leur filets, ce va et vient de bateaux aux 1000 couleurs est magique. Les mouettes aux aguets volent en rond au dessus des filets prête à attraper un poisson au vol. Les gamins courent  sur la jetée et un vélo est posé contre le phare.

le vent est froid alors on part vite se mettre au chaud dans le seul et unique café du village. « Two hot chocolate please. With cream » [bahquoi?]. On se réchauffe les mains, ça fait du bien. Et il est temps de repartir. De quitter ce bout du monde, ce bout d’Afrique hors du temps pour voguer vers d’autres aventures.

NB : Je suis inexorablement attirée par les villages de pêcheurs et les ports maritimes. Il s’y dégage une atmosphère qui me laisse rêveuse, pensive et avec une soif d’ailleurs inextinguible. Je pense que c’est d’ailleurs pour cela que mon blog porte ce nom, quoi de plus libre qu’un blue bird, symbole des airs et des mers ?

 

afrique du sud arniston

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